Le calcul rapide, mois par mois
Le calcul rapide avance mois par mois en euros courants. Le versement mensuel et le revenu voulu sont saisis en euros d’aujourd’hui et suivent l’inflation. Le portefeuille croît au rendement diminué des frais, et l’indépendance tombe le premier mois où il dépasse le capital visé, lui aussi indexé. À l’arrivée sur la page, 60 000 € de départ, 1 200 € par mois, 2 400 € nets voulus, 6 % de rendement, 2 % d’inflation et 0,25 % de frais donnent un capital visé de 768 000 € d’aujourd’hui, atteint au bout de 25 ans et 11 mois.
Les frais comptent deux fois : ils réduisent le rendement pendant l’épargne, puis le taux de retrait une fois le capital atteint, puisqu’ils continuent d’être payés. À 4 % de retrait et 0,25 % de frais, le taux retenu est de 3,75 %. Le même plan passe de 25 ans et 11 mois à 33 ans et 3 mois avec 1 % de frais, et à 51 ans et 8 mois avec 2 %.
L’impôt sur les retraits suit le pays choisi, aux taux 2026 lus sur les sites de chaque administration : rien au Luxembourg pour des titres détenus plus de six mois hors participation importante, 10 % au-delà de 10 000 € par contribuable en Belgique, 31,4 % en France avec le prélèvement forfaitaire unique, 26,375 % au-delà de 1 000 € par personne en Allemagne. Chaque euro retiré est compté comme une plus-value, ce qui majore l’impôt, puisqu’une partie de chaque retrait est en réalité du capital. Pour 2 400 € nets voulus, le capital visé passe à 823 704 € en Belgique, 1 033 571 € en Allemagne et 1 119 534 € en France.
Ce que le moteur calcule
Le capital cible est la dépense annuelle de retraite divisée par le taux de retrait. Sur le plan d’exemple, 2 400 € par mois font 28 800 € par an, et 4 % de taux de retrait donnent 720 000 €, soit 25 fois la dépense annuelle. Le multiple suit mécaniquement le taux : 33,3 fois à 3 % (960 000 €), 28,6 fois à 3,5 % (822 857 €), 20 fois à 5 % (576 000 €). Ni le rendement, ni l’âge, ni le solde de départ n’entrent dans ce chiffre.
Tout le reste est calculé en euros d’aujourd’hui. Chaque phase convertit son rendement nominal annuel et l’inflation du plan en un taux mensuel réel : (1 + rendement) divisé par (1 + inflation), puis racine douzième. Avec 6 % de rendement nominal et 2 % d’inflation, la croissance réelle vaut 3,92 % par an et non 4 %. À 5 % elle vaut 2,94 %, à 4 % elle vaut 1,96 %. C’est cette dernière qui porte la phase de retraite du plan d’exemple, contre un retrait annuel bien plus élevé.
Deux chiffres se lisent l’un contre l’autre à la fin. L’âge de coast-FI est celui à partir duquel la seule capitalisation, versements arrêtés, suffirait à atteindre le capital cible au début de la retraite. Le taux de retrait effectif est la dépense annuelle de retraite rapportée au solde constaté au premier mois de cette retraite : il dit ce que le plan retire réellement, là où le taux saisi dit ce qu’il visait.
Lire les chiffres de la page
Le plan affiché à l’arrivée part de 32 ans, 60 000 € de solde, 2 % d’inflation et 4 % de taux de retrait, sur trois phases : 18 ans d’accumulation à 1 200 € par mois et 6 % de rendement, 5 ans de coast à 5 %, puis 35 ans de retraite à 2 400 € par mois et 4 %. Le moteur en tire un capital cible de 720 000 €, un âge FI et un âge de coast-FI non atteints, un taux de retrait effectif de 5,05 % et un solde épuisé vers 80,1 ans.
La raison se lit sur la courbe. Le solde culmine à 570 008 € à 55 ans, au premier mois de la retraite, soit 150 000 € sous le capital cible. À partir de là, le retrait de 28 800 € par an représente 5,05 % du solde alors que la phase ne rend que 1,96 % réel, donc la courbe descend et l’âge FI reste hors de portée. Passé l’épuisement, la cinquième case cesse d’afficher un solde : elle prend le libellé « manque cumulé en fin de plan » et porte ce que la retraite a demandé au-delà de ce que le portefeuille pouvait donner, soit 314 697 € ici. Ce n’est pas une dette contractée.
Chaque champ déplace ce résultat de façon lisible. Porter le versement d’accumulation à 1 800 € par mois amène 785 706 € à 55 ans, un taux de retrait effectif de 3,67 %, l’âge FI à 52 ans, le coast-FI à 47,5 ans et 108 150 € au terme. À 2 400 € par mois, le solde atteint 1 001 404 € à 55 ans, le taux effectif tombe à 2,88 % et l’âge FI à 47,6 ans. Les panneaux du dessous ajoutent des couches au même moteur : événements datés, biens et crédits, poches de portefeuille, impôt luxembourgeois, comparaison de scénarios, tirage de Monte Carlo et rejeu sur une série de rendements réels. Plusieurs de ces panneaux demandent un compte payant ; les cinq chiffres du haut, eux, sont publics.
Les hypothèses du modèle
La courbe déterministe applique un rendement réel constant à l’intérieur de chaque phase. Aucune volatilité n’y entre : une année à moins 30 % suivie d’une année à plus 30 % n’a pas le même effet sur un plan qu’une moyenne lisse, et le moteur ne le simule pas ici. Ce sont le tirage de Monte Carlo, qui rejoue 1 000 trajectoires aléatoires, et le rejeu historique, qui applique une série de rendements annuels fournie par l’utilisateur, qui portent cette question. Le rejeu refuse d’ailleurs d’allonger ou de répéter des années pour couvrir un plan plus long que la série.
La règle de retrait est fixe : la dépense mensuelle saisie est retirée chaque mois de la phase de retraite, sans ajustement à la valeur du portefeuille. L’inflation est déjà absorbée par le passage en euros d’aujourd’hui, donc cette dépense reste la même dépense pendant trente-cinq ans. Rien dans le modèle ne représente une pension d’État, une progression de salaire, une cotisation sociale ni un changement de situation familiale.
L’impôt est éteint par défaut. Activé, il applique le barème luxembourgeois de l’année 2025 à la classe d’impôt déclarée, et ne prélève que l’impôt que le portefeuille provoque lui-même, c’est-à-dire l’impôt sur les autres revenus plus le portefeuille moins l’impôt sur les autres revenus seuls. L’utilisateur déclare lui-même ce qui est imposable, poche par poche : le modèle ne devine pas de régime fiscal à partir d’un nom de produit. Faire rencontrer des euros réels et un barème nominal suppose que ce barème reste indexé sur l’inflation, ce que le Luxembourg fait périodiquement. Le barème lui-même porte une note de vérification à faire auprès de l’ACD.
Questions fréquentes
Quel taux de retrait le calculateur applique-t-il ?
4 % par défaut, réglable dans le champ « taux de retrait ». Il sert deux fois : il fixe le capital cible, dépense annuelle divisée par le taux, et il se compare au taux de retrait effectif que le moteur mesure au début de la retraite. L’écart entre les deux est ce que la page montre le mieux. Sur le plan d’exemple ramené à 1 900 € de dépenses mensuelles, le taux effectif tombe exactement à 4,00 %, et le même moteur épuise pourtant le solde à 89,3 ans, quelques mois avant la fin d’une retraite de 35 ans. À 1 800 € par mois, le taux effectif vaut 3,79 % et il reste 43 087 € au terme.
Pourquoi le capital visé change-t-il de valeur à la date atteinte ?
Parce que le calcul rapide raisonne en euros courants. Les 768 000 € d’aujourd’hui du plan d’arrivée, indexés à 2 % par an pendant 25 ans et 11 mois, font 1 280 950 € le mois où le portefeuille les dépasse, et ce capital verse alors 4 003 € par mois à 3,75 %, soit le pouvoir d’achat de 2 400 € aujourd’hui. La courbe, elle, est ramenée en euros d’aujourd’hui : le capital visé y reste une ligne plate.
Comment se calcule le nombre FIRE ?
Le nombre FIRE, ou capital cible, vaut la dépense annuelle de la phase de retraite divisée par le taux de retrait. Le moteur ne lit que ces deux entrées pour le produire : le rendement, l’âge de départ, le solde initial et la durée des phases n’y changent rien. 2 400 € par mois à 4 % donnent 720 000 €, 3 000 € par mois à 4 % donnent 900 000 €, et 2 400 € par mois à 3 % donnent 960 000 €. Ce qui dépend du reste du plan, c’est la date à laquelle le solde franchit ce capital, pas le capital.
Un frontalier peut-il s’en servir pour sa retraite ?
La projection elle-même ne porte aucun pays : les versements, les dépenses et les rendements sont des hypothèses en euros d’aujourd’hui, et le résultat se lit de la même façon pour un résident luxembourgeois et pour un frontalier belge, français ou allemand. Le seul élément localisé est le panneau d’impôt, éteint par défaut, qui applique le barème luxembourgeois 2025. Les pensions de plusieurs régimes ne sont pas modélisées : elles se saisissent comme autres revenus une fois à la retraite, et l’impôt du portefeuille se calcule alors au-dessus d’elles. Une convention fiscale bilatérale, une carrière partagée entre deux pays ou une retraite complémentaire d’entreprise sortent du périmètre du calcul.
Sur quelles hypothèses repose la courbe affichée ?
Quatre, toutes visibles à l’écran. Les montants sont en euros d’aujourd’hui, donc un versement de 1 200 € reste le même pouvoir d’achat pendant dix-huit ans. Le rendement réel est constant à l’intérieur d’une phase, sans volatilité. Le retrait suit une règle fixe, sans ajustement au portefeuille. Et l’impôt est absent tant qu’il n’est pas activé. Le tirage de Monte Carlo et le rejeu historique existent précisément pour tester la deuxième de ces hypothèses.
Pourquoi le plan affiché à l’arrivée n’atteint-il jamais l’indépendance ?
Parce que son solde plafonne à 570 008 € à 55 ans, quand son capital cible vaut 720 000 €. L’âge FI est l’âge où la courbe franchit le capital cible ; ici elle ne le franchit pas, donc le champ affiche « non atteint », et l’âge de coast-FI aussi. Ce plan d’exemple est un point de départ à modifier, pas une trajectoire type : porter le versement d’accumulation de 1 200 € à 1 800 € par mois suffit à faire apparaître un âge FI de 52 ans et un solde final positif.
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